Interview : Quentin Bonnetain

Ceci est une retranscription écrite du podcast enregistré avec Quentin Bonnetain en juillet 2022.

Les Secrets du Kayak - Comment vas-tu aujourd’hui ?

Quentin Bonnetain : Salut Rudy, ça va au top.

Les Secrets du Kayak : Est-ce que tu t’entraînes après ces championnats du monde victorieux ?

Quentin Bonnetain : En ce moment non, c’est le temps du repos et des vacances, même si j’ai du mal à ne pas toucher la pagaie.

Les Secrets du Kayak : Comment as-tu commencer le kayak ?

Quentin Bonnetain : Je suis ardéchois, je viens des Gorges de l’Ardèche, mon père était entraîneur national de descente de kayak. J’ai toujours été entouré de champions en kayak et entouré de rivières. Mon père a entraîné entre autre Antoine Goetschy et Sabine Kleinhenz.

Je me suis inscrit dès que j’en ai eu l’âge, mais dès mon plus jeune âge j’ai fait du kayak. J’ai fait beaucoup de slalom, ensuite de la descente. En minime cadet, il fallait savoir faire les deux. Mais je préférais le slalom. En cadet et junior j’ai fait davantage de compétitions, et j’ai privilégié la descente, j’y ai pris goût.

La course en ligne était inconnue pour moi, je devais avoir 18 ans la première fois que j’ai vu un kayak de course en ligne. Petit on préférait naviguer en rivière naturelle, faire des stops, jouer avec les vagues. L’exercice était complet et intéressant. On faisait des descente slalomées.

Quand je me suis spécialisé en descente je faisais pareil, mais je remontais le tout en bateau, donc pas de navette à faire. C’était génial pour apprendre à lire la rivière, tu jouais avec le courant.

Les Secrets du Kayak : Est-ce que les compétitions sont arrivées rapidement pour toi ?

Quentin Bonnetain : Elles sont arrivées en cadet 1 pour mon premier championnat de France, et ensuite en cadet 2 je me suis préparé pour faire les courses. Pour moi l’objectif du kayak c’était d’être avec les copains. Je faisais de l’équitation, du foot et du karaté l’hiver quand il faisait trop froid pour aller sur l’eau.

Les Secrets du Kayak : Qu’est-ce qui a changé dans ton entraînement entre cadet 1 et cadet 2 ?

Quentin Bonnetain : En cadet 1 je fais les championnats de France, je fais vingtième. J’avais comme voisin Sabine et Vincent Olla. J’avais demandé s’ils pouvaient m’entraîner. Vincent habitait à 200m de chez moi, pour moi c’était un monument du kayak. Il a accepté. Il m’a expliqué les bases, les séries à faire, la puissance et la capacité aérobie…

J’avais un parcours de référence sur lequel je gagnais du temps progressivement. Il m’a fait mon programme de 2005 à 2009. C’était les entraînements de haut niveau qui commençaient. Vincent adorait transmettre sa passion. C’était vraiment que le programme qui était vu. Il ne montait jamais avec moi sur l’eau.

Pour le côté technique 2015-2016, je suis à Vallon puis je pars à Aubenas, en 2006 il y a Maxime Clérin qui débarque comme entraîneur.

Il est décidé que Vincent continue de faire mon programme et que Maxime s’occupe de la technique. J’avais les yeux qui pétillaient avec eux deux. Ils m’ont beaucoup apporté. En 2007, je fais mon premier championnat du monde junior, que je gagne.

C’est en 2006 que je continue à faire pas mal de slalom. Je gagne les championnats d’Europe. Je fais plein d’erreurs techniques avec des pénalités mais je vais vite sur l’eau. J’ai préférais la descente, pas de portes à passer qui remettent en cause le classement.

A mes yeux, petit, il valait mieux être champion du monde que champion olympique. Je pense que c’est aussi d’avoir vu de grands descendeurs à la maison qui m’ont inspiré. Mais ça me faisait rêver un peu le côté olympique. Mais pour moi c’était associé au slalom et je préférais la descente. Je ne m’y identifiais pas, même si j’étais le plus heureux du monde quand Benoit Peschier a gagné en 2004.

Les Secrets du Kayak : Quel est le centre d’entraînement auquel tu fais référence ?

Quentin Bonnetain : C’est un centre en Ardèche. Le comité départemental a mis un centre d’entraînement pour les jeunes ardéchois qui venaient au lycée à Aubenas, et qui voulaient s’entraîner plutôt que devoir partir loin sur d’autres structures.

Il y avait un entraîneur qui venait nous chercher quand on n’avait pas cours, pour nous faire des séances. C’est une chance énorme ce centre. C’est un genre de sport étude sur place, mais sans aménagement de cours avec le lycée.

Les Secrets du Kayak : Est-ce que tu mets en place un entraînement annexe en plus des séances de Vincent ?

Quentin Bonnetain : Oui. Je faisais deux-trois fois du bateau dans la semaine, et ensuite avec Vincent on a mis de la PPG et de la musculation. Pour le bateau il y avait de l’aérobie et une séance de puissance d’aérobie. Il y avait deux musculations par semaine. Je ne faisais que de la force endurance. Il m’avait expliqué le schéma de la pyramide, la FE était la base avant de faire de la puissance, avant de faire de la force. La force est arrivée vers Junior.

Les Secrets du Kayak : Est-ce que tu ressentais un manque de force sur l’eau de faire essentiellement de la Force Endurance ?

Quentin Bonnetain : Non, je ne sais pas vraiment. Mon objectif en descente était d’être fort en classique donc sur du long. La force et l’explosivité je les retrouvais sur des séances de sprint, vitesse ou de frein. J’avais entièrement confiance en Vincent. Il ne me semble pas avoir manqué de force.

Les Secrets du Kayak : Une fois que tu es champion du monde junior, l’objectif suivant est d’être champion du monde senior ?

Quentin Bonnetain : Oui, je suis dans cette dynamique. En 2007 je gagne, je suis encore au lycée, j’ai mon Bac, je veux partir en licence STAPS à Toulouse sauf que je n’en n’ai pas le droit par rapport au découpage territorial de la fédération de kayak...

Je suis dans le bloc de l’Est donc je dois partir à Nancy. Moi je décide de partir à Lyon, je me retrouve seul mais il y avait un des meilleurs descendeurs senior. J’y reste deux ans. Je garde la dynamique de vouloir aller aussi vite qu’un senior.

Mais à Lyon je me blesse avec une fracture de fatigue, je fais une pause de six mois donc je ne fais pas les sélections équipe de France senior. Je me remets en question et après ça va mieux. J’arrive à partir à Toulouse. Je découvre Fred comme entraîneur.

Les Secrets du Kayak : Tu te blesses, mais tu fais des études en parallèle ?

Quentin Bonnetain : Je suis en Staps, je fais ma licence, tout mon monde ne s’écroula pas avec la blessure. Je découvre les bons aspects du suivi médical, kiné …. Puis je vois une sophrologue pour travailler la visualisation de l’entraînement. Je pense que j’ai trouvé des nouvelles choses pour progresser pendant ce laps de temps.

J’ai quand même pu faire des podiums chez les senior pour les championnats de France. J’étais content de jouer avec les meilleurs français ce qui était de bon augure.

Les Secrets du Kayak : Il y avait un gros groupe d’athlètes à Toulouse en descente ?

Quentin Bonnetain : Oui, en descente et en course en ligne. Le groupe était conséquent, il y avait une super dynamique. On était en coloc entre nous, une coloc de sportifs de tous horizons de kayak. Le fait de partager, d’échanger, faire les séances ensemble, c’était une très grande chance.

Les Secrets du Kayak : Est-ce que tu fais un peu plus de course en ligne à leur contact ?

Quentin Bonnetain : Quand j’arrive à Toulouse de septembre à janvier, on ne fait que de la course en ligne. Navigation en groupe, prise de vague... on faisait deux séances par semaine de descente plus spécifiques. Dès janvier, on ne faisait que de la descente. C’était bien, on avait une mixité et on changeait de discipline. J’aimais bien cette façon de faire.

En course en ligne au début, ce n’était pas facile à suivre. Ça allait très vite, mais quand tu es dans la vague c’était plus facile.

Les Secrets du Kayak : Est-ce que sur le passage descente course en ligne, tu n’as pas eu de problème de stabilité ou autre ?

Quentin Bonnetain : Au début ce n’était pas facile, la pagaie est différente, plus épaisse. La stabilité était différente, mais à force de faire les séances ça allait.

Les Secrets du Kayak : A Toulouse, quelle était la fréquence des entraînements ? Entraînement classique des ligneux deux séances par jour pendant six jours ?

Quentin Bonnetain : Fred Rebeyrol nous faisait faire les séances, pour les ligneux c’était Jean-Pascal Crochet. On avait la chance d’avoir deux entraîneurs qui s’entendaient. On avait des séances spécifiques avec de l’eau vive. Dès que les ligneux faisaient des 250m on prenait des cartouches. On faisait nos séances aérobie avec les ligneux.

Les Secrets du Kayak : Combien de temps tu mets pour devenir champion du monde de descente une fois que tu es à Toulouse ?

Quentin Bonnetain : Je mets six ans. C’est long mais je me sélectionne tous les ans dès 2010. Je gagne en 2014. L’année juste avant j’en avait marre de rester au pied du podium, et Fred a su me remobiliser pour un an.

Les Secrets du Kayak : Quels sont tes secrets pour avoir réussi en 2014 ?

Quentin Bonnetain : J’aimerais bien savoir. En sprint ça allait bien. Mon bateau avait de bonnes pointes de vitesse. Toutes mes courses dans l’année avait fait ressortir une progression et des résultats. Mais le jour J, ça ne s’est pas concrétisé. Pour Fred, il manquait le petit truc en plus, il me l’a fait comprendre.

Pour moi, on est champion du monde si on gagne la classique en descente, et en 2014 on avait démarré par la classique, je fait 10ème. Deux jours après c’est le sprint, j’y suis allé sans me prendre la tête pour me préparer. Je n’ai fait que me faire plaisir sur tout. Je suis devenu champion du monde comme ça, en m’amusant sur la course. C’était cet état d’esprit qu’il fallait dès le début en fait. Pour gagner il faut prendre du plaisir et s’amuser.

Les Secrets du Kayak : Par la suite, tu te mets vraiment à la course en ligne ?

Quentin Bonnetain : Il me fallait un nouveau projet : les Jeux en course en ligne. Je suis toujours à Toulouse avec Fred. Je prépare le 1000m. Ça me paraissait si dur ! En 2015 après les piges, je ne voulais plus du 1000m je me suis lancé à fond sur le 200m. J’arrête l’aérobie, je fais de la musculation à fond, de la vitesse et du sprint, je prends 10-15 kg pour 1,84m.

Du coup au 200m en 2016, je fais une finale de sélection olympique. Mais je n’ai pas été pris. Je n’avais plus envie de passer des heures à faire du fond, je voulais des séances courtes avec de la muscu mais sur l’eau, ça n’a pas marché.

Les Secrets du Kayak : Est-ce que ces kilos en plus t’ont apporté un gain ?

Quentin Bonnetain : A l’époque oui, j’ai gagné en vitesse. Je ne suis jamais descendu en dessous des 36 secondes contrairement à d’autres athlètes. J’avais des pointes de vitesses élevées, mais non pas tant. J’avais pris en muscle mais je n’étais pas sec, j’avais du poids à perdre. Je voulais être sec mais costaud.

Pendant un temps je faisais très attention à mon alimentation, mais je ne voyais pas d’effets. Les effets sont arrivés plus tard quand j’ai refait du long de l’aérobie, faire du trail et de la force endurance en musculation.

En 2019, je refais quasiment que du 1000m, en fait c’était trop bien. J’ai perdu 10kg en un mois. J’avais de la puissance mais j’avais perdu en force. J’étais un peu en dessous de ce que je faisais à l’époque, je n’avais pas tout perdu. Le tout était de savoir si c’était utile d’être fort pour faire une classique ou un 1000m, alors que faire de la FE c’est plus efficace pour aller vite sur 1000m.

Les Secrets du Kayak : Michel Pradet co-auteur de La Force, expliquait qu’il y a un certain niveau de force à avoir et au-delà ils perdaient en efficacité. A un certain niveau de force, tu te fatigues plus pour trop peu de gain.

Quentin Bonnetain : Là dessus on a besoin d’être plus précis pour mieux comprendre la chose. Je suis parti dans l’optique de manger du bateau pour avoir une caisse en bateau. Faire pas mal de frein, courir. Je ne faisais que du circuit-training.

En fonction de l’écart que je me prends avec le premier, je vois la progression réalisée. Ça me donne une motivation pour aller plus loin et continuer de travailler que ce soit en musculation ou en course à pieds.

En 2018, je me retrouve tout seul et je dois me faire mes propres programmes, et ça m’a fait réfléchir sur mes besoins et prendre du recul sur mes expériences.

Depuis 2022, Laëtitia Parage la femme de Fred fait mes programmes. Je sais qu’elle a le même état d’esprit et qu’ils discutent ensemble. Je ne regrette pas mon choix. A l’échéance terminale j’arrive détendu, et je gagne. Avoir un suivi sur l’échéance terminale, c’est aussi important. Pour Jean-Pascal, pour progresser techniquement il faut changer d’habitude.

Les Secrets du Kayak : Oui c’est comme enrichir la base et l’élargir un peu pour aller un peu plus haut ensuite. Qu’est-ce qui te fait quitter Toulouse ?

Quentin Bonnetain : L’envie de changer d’air, de me rapprocher de l’Ardèche. Ma copine trouve du travail à Lyon et on y part. Moi je travaille en auto-entrepreneur dans l’activité du kayak, je voudrais faire plus d’accompagnement dans les Gorges de l’Ardèche. Le comité départemental m’emploie parfois pour faire des stages avec les jeunes. A Lyon, je découvre un groupe de filles qui font de la course en ligne avec qui je m’entraîne.

C’est là où j’ai la chance de partager des stages avec des copains, et on s’organise à droite à gauche des stages pour s’entraîner.

Le reste du temps, j’étais un peu seul à Lyon mais c’est aussi intéressant pour se mettre à naviguer avec des freins pour être à la même vitesse que les filles. Pour elles ça leur donne un plus d’avoir un garçon avec elles. Tu travailles les choses différemment.

Les Secrets du Kayak : J’ai cru comprendre que c’est toi qui fait les plannings d’entraînement aux filles à Lyon ?

Quentin Bonnetain : D’être à Lyon, je me suis occupé de l’entraînement des filles, ça me permet de réfléchir à l’entraînement et d’apporter mon expérience. Ce n’est pas facile, mais pour autant hyper intéressant.

C’est ma première expérience d’entraîneur. Je faisais le programme mais je ne montais pas avec elles souvent. Sur l’eau, je pouvais faire quelque fois des retours techniques. Je ne sais pas si entraîner deviendra ma voie. Ça prend beaucoup de temps au quotidien avec les athlètes. C’est un autre mode de vie, pourquoi pas. Je ne sais pas encore.

Les Secrets du Kayak : Qu’est-ce qui fait que tu te remets à la descente en 2022 ?

Quentin Bonnetain : Le fait que ce soit en France, ça joue. En 2021, ça n’est pas passé en course en ligne une fois de plus. Donc la descente faisait partie d’un nouveau challenge. Je fais donc les championnats de France à Bourg-st-Maurice, je fais 5ème, c’est hyper serré.

Mais pour les championnats du monde je ne connais pas du tout la rivière, elle est difficile à naviguer. J’y vais en octobre pour m’entraîner, je découvre ce qu’est la rivière avec Felix Bouvet. Un des meilleurs. Je tombe amoureux de cette rivière, et je me suis préparé à fond pour les championnats du monde.

En prenant le départ, je voulais y croire mais je n’étais pas le meilleur techniquement pour cette course. Donc de la gagner, c’est encore irréalisable et que du bonheur.

Les Secrets du Kayak : Est-ce que ça signe la fin de ta carrière en descente ?

Quentin Bonnetain : Non, je ne le pense pas. Je ne pense pas pouvoir mieux faire que de gagner une classique sur la Vézère en France. J’ai envie de voir ce que ça va donner en course en ligne, plus sur du 500m. Prendre un peu plus de masse musculaire et être moins sec pour être fort au 500m.

Les Secrets du Kayak : Quelle pagaie tu utilises en course en ligne en comparaison à celle en descente ?

Quentin Bonnetain : En course en ligne c’est une Braca 1 en 2,19m et en descente la Braca 4 en 2,09 qui ressemble beaucoup à la 1. Comme ça, ça reste la même forme de pale dans l’eau.

J’ai fait 2000km de descente sur l’année, et en course en ligne 1600km sur une année. Je fais aussi un peu de surfski. Parfois les kilomètres se font assez facilement. Pour moi, il me fallait faire des kilomètres pour être bon.

Les Secrets du Kayak : Qu’est-ce qui te limite pour un 500m aujourd’hui ?

Quentin Bonnetain : Je pense manquer de force. Si je fais un peu plus de musculation ça pourra m’aider à aller chercher des pointes de vitesses un peu plus élevées. Les kilomètres en bateau et la technique je l’ai, mais pour moi il me manque du volume de force.

Les Secrets du Kayak : Qu’est-ce que tu penses de l’idée de pratiquer le transfert instantané, comme faire du tirage planche et naviguer tout de suite derrière ?

Quentin Bonnetain : Je ne le fais pas, mais ça peut être intéressant. Mais quand je fais de la musculation, je fais toujours un transfert en bateau. Mais c’est 10 min après la séance de musculation. Aujourd’hui, j’ai envie de faire de la musculation. Parfois, il faut aussi faire avec l’envie du moment.

Ce qui me fait peur, c’est de ruiner tous mes entraînements kayak avec la musculation, il faut que je continue de faire des kilomètres en bateau. J’ai peur de vouloir tout faire et de ne pas être performant au bon moment pour les courses à venir. Il faut être à fond dans ses choix. Est-ce utile de soulever 140kg pour être rapide en kayak ?

Les Secrets du Kayak : Tout dépend de ta marche de progrès, si c’est pour gagner 5kg sur une barre non, si c’est pour gagner 20kg sur ta barre oui, tu vas aller plus vite.

Quentin Bonnetain : Oui il faut trouver le rapport poids-puissance pour ne pas être trop léger ou trop lourd. Aujourd’hui, j’ai un rapport poids-puissance qui me permet d’aller vite en bateau mais pour aller vite en course en ligne peut-être faut il le réajuster.

Les Secrets du Kayak : Ça passe aussi par le fait de ne pas trop manger non plus. Ça me permet de te demander est-ce un sujet sur lequel tu fais attention l’alimentation pour la performance ? Est-ce que tu prends des compléments, tu manges très sainement ?

Quentin Bonnetain : Je suis plutôt gourmand. Je me suis rendu compte que je mange moins de viande, et quasiment plus de choses transformées. Il n’y a que le pain que je n’ai pas arrêté. Mais du coup je ne mange quasiment plus de féculents. Je me suis rendu compte que de faire des assiettes moins volumineuses ne m’empêchaient pas de tenir sur les séances, quitte à manger un fruit juste après l’entraînement.

Je ne prends pas de compléments alimentaires, sauf de la spiruline de temps en temps. J’ai déjà testé les protéines en poudre, mais je n’arrive pas à m’y faire. Je me restreint le moins possible de choses, si ça doit être transformé, c’est moi qui les transforme.

C’est toujours un peu compliqué de parler de soi. C’est un exercice intéressant. Je se suis pas certains que ce que j’ai pu dire soit intéressant.

La chose que je peux rajouter c’est de t’encourager à découvrir les Gorges de l’Ardèche.

Vous pouvez retrouver Quentin Bonnetain sur son compte instagram.

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