Interview : Julien Billaut
Ceci est une retranscription écrite du podcast enregistré avec Julien Billaut en juin 2022.
Les Secrets du Kayak - Comment vas-tu aujourd’hui ?
Julien Billaut : Bien, merci de m’inviter. Je suis à Prague en préparation de la première coupe du Monde de la saison avec l’équipe Australienne de kayak, slalom et extrême.
Les Secrets du Kayak : Tu es en charge aussi du kayak extrême ?
Julien Billaut : Oui, on a une petite équipe d’entraîneurs en Australie, donc on l’a pris en charge. On découvre la pratique. On l’appelle kayak extrême mais c’est pour le différencier du slalom.
C’est une nouvelle discipline olympique pour Paris 2024. On coure en bateau plastique de rivière. Il y a des phases de qualification en solo avec un classement par temps qui va te faire passer à l’étape suivante pour passer des phases de poules. Ce sont à chaque fois les deux premiers du ride qui sont pris à l’étape suivante.
C’est davantage un sport de combat que de finesse slalom. C’est exigeant en terme de lecture de course, et c’est intéressant à voir.
Les Secrets du Kayak : Comment as-tu commencé le kayak ?
Julien Billaut : Avec des stages scolaire à l’âge de 10 ans au club de Pradet. J’ai fait une semaine de kayak à l’automne, voile au printemps. L’été j’ai fait un stage de kayak en plus sur la mer. Un petit groupe s’est formé avec ceux qui venaient l’été. On a commencé à faire des petites courses, on a évolué petit à petit grâce à la présence de Bruno Carlier.
Au début, on avait des kayaks en plastique pour aller sur la mer. Avec mon frère, on avait trouvé deux kayaks en fibre de verre un peu plus long. On leur avait donné un nom. Très vite on a appris à faire très attention, surtout pour surfer sur les vagues et à l’approche des rochers.
Les Secrets du Kayak : Les entraînement se passaient toujours en mer ?
Julien Billaut : Oui, c’était beaucoup en mer à l’époque. Tu prenais une vague et tu règles ton surf pour faire un stop juste derrière un rocher et tu repars. Si c’était plat sans vent on faisait des parcours pour apprendre à faire des ancrages, on faisait des exercices techniques. Les week-end, Bruno nous emmenait en week-end sur l’Argence et sur la Durance. On est allé un peu partout grâce à lui.
Les Secrets du Kayak : Tu as toujours fait du slalom ou bien tu as testé d’autres embarcations ?
Julien Billaut : J’ai commencé par du slalom. Mais à l’époque il fallait savoir faire de la descente pour aller en compétition. Vers 13-14 ans, je faisais déjà de la descente. On avait pris des moules de kayak pour se faire nos kayaks.
J’ai eu mon premier kayak de descente tout fait maison à 14 ans. J’en ai fait jusque cadet 2. Je n’ai jamais été fan de la descente, mais avec le recul je trouve que c’était vraiment bien d’en avoir fait, ça t’apprend beaucoup de choses. Ça te fait la caisse aussi.
Je n’ai pas fait les autres disciplines. J’avais fait un petit peu de pirogue plus jeune. Je n’ai jamais essayé le surfski, bizarrement. Je faisais d’autres choses. J’allais en mer pour faire d’autres activités sous-marine entre autre.
Les Secrets du Kayak : Est-ce que tu sors du lot pendant les compétitions ?
Julien Billaut : Oui je n’étais pas mauvais, j’avais des retours positifs, je gagnais des courses en minime et cadet, j’ai gagné des courses nationales. Mais il y en avait qui étaient meilleurs que moi. On se tirait la bourre. Ils étaient plus forts, plus entraînés et plus immergés dans le sport que moi. J’étais en retard dans tout ce qui touche la compréhension du sport.
Les Secrets du Kayak : Est-ce qu’il y a eu un élément déclencheur pour que tu sois plus immergé dans le milieu pour progresser d’un coup ?
Julien Billaut : Pas que je sache. Ça a été progressif. J’ai de suite aimé être sur l’eau. J’étais content avec mes médailles, ça me démarquait de ce que faisait mon frère et mes parents. Je n’ai pas eu de déclic, tout s’est fait progressivement.
Les Secrets du Kayak : A partir de quel moment tu rentres en équipe de France ?
Julien Billaut : Junior 1 à 17 ans en 1998 pour les championnats du monde en Autriche. J’étais quatrième bateau. Il y avait eu des débats à savoir si on me prenait ou pas. Finalement, ils m’ont pris. Ensuite, on a fait les championnats d’Europe en Slovénie.
Les Secrets du Kayak : Est-ce que pour toi le kayak reste un jeu ou bien tu prends davantage conscience des enjeux ?
Julien Billaut : Je prends cela plus au sérieux. Ce sont les championnats du monde et tu as envie de bien faire. Je prends ça au sérieux mais sans savoir comment faire. Je me pointe avec Bruno en tant qu’entraîneur. Je me mettais la pression pour avoir des résultats. Je n’avais jamais vraiment fonctionné en groupe plus jeune, je découvre cela. Ce n’étais pas facile. Je cherchais ma place. J’avais peu d’outils pour réussir, mais j’étais content, j’ai découvert des choses, je m’amusais, je rigolais bien.
Les Secrets du Kayak : Est-ce que tu as bénéficié d’un parcours scolaire aménagé ?
Julien Billaut : Quand je suis junior, je fais toutes les compétitions, tous les stages d’entraînements avec l’équipe. Mon niveau s’élève, je découvre la routine de l’entraînement.
Après le Bac, je décide un gros changement. En accord avec mes parents et Bruno, j’avais l’opportunité d’aller à Toulouse et là les aménagements étaient peu nombreux, mais je voulais tout mener de front. J’allais en STAPS, j’étais assidu, je m’entraînais à 8h avant d’aller dans les cours magistraux, parfois le midi et le soir. Il n’y avait pas d’aménagements mais il y avait un suivi des entraîneurs qui permettait de pouvoir s’entraîner et d’aller à l’Université.
En maîtrise, je commence à aménager les cours grâce aux entraîneurs et à l’Université. Je passe la maîtrise en deux ans. Et le master pro en deux ans aussi. Ça m’a permis d’avoir des résultats en kayak. J’avais pris entraînement sportif. Ça m’a permis de comprendre comment s’entraîner et ce que je faisais. Ça m’a donné de la confiance.
Les Secrets du Kayak : Tu as toujours eu la route barrée pour accéder aux Jeux ? Comment as-tu vécu ça ?
Julien Billaut : Sur le coup, c’était frustrant, j’étais envieux des résultats de mes collègues meilleurs que moi et du coup pris pour les JO. Envieux de leur confiance, mais j’ai toujours été respectueux de leur aptitude à être à 200 % engagés dans le haut niveau.
Avec le recul, c’est ce que je n’ai pas réussi à faire. Pour moi ça toujours a été une énorme opportunité parce que je ne sais pas si j’aurais atteint un tel niveau sans eux. On était un bon groupe de kayak qui se tirait la bourre. Ils m’ont emmené au plus haut niveau. Ils ont été meilleurs que moi, ils ont ramené des médailles.
Je suis honoré d’avoir pu passer du temps avec eux. Et ils m’ont permis d’avancer plus vite dans la vie en tant que personne.
Les Secrets du Kayak : Pourquoi tu avais peur de t’immerger à 200 % comme eux ?
Julien Billaut : Je pense que je me suis bien immergé, j’ai fait pas mal de choses à fond, mais avec mon expérience d’aujourd’hui il y a des choses que je n’ai pas fait sans doute à cause de barrières mentales pour m’y mettre corps et âme.
Il aurait fallu que je me dise : « si tu rates, tu t’en fous » alors que à cette époque je me demandais ce qu’il se passerait si je ratais. Ça m’a bloqué. Il m’a manqué cette confiance aveugle en moi même. Il n’y a qu'en 2006 où j’ai réussi.
Les Secrets du Kayak : Il y avait eu un litige sur la coupe du monde de 2006, tu as été sacré huit mois après champion du monde ex æquo ?
Julien Billaut : Il y a eu des problèmes de jugement. Aujourd’hui, il est bien meilleur qu’à l’époque. J’ai été couronné ex æquo en janvier 2007, et j’ai obtenu la médaille en avril ou mai. Il faut savoir lâcher prise. Tu ne peux pas tout contrôler.
La FFCK est allé au tribunal du sport pour me supporter. J’ai laissé faire, je me suis juste rendu disponible. À l’époque, la FFCK m’a tenu au courant des démarches, merci à eux, parce que moi je n’y connaissais rien.
Les Secrets du Kayak : Comment tu mets fin à ta carrière d’athlète ?
Julien Billaut : Après 2008, je ne passe pas aux Jeux, en 2009 j’emménage avec ma femme loin des rivages. J’ai fait une bonne saison 2009 avec mes derniers championnats du monde, on a eu notre premier enfant. Puis j’ai suivi ma femme en Corse, elle avait eu une mutation.
J’en avais un peu marre de m’entraîner, j’avais besoin de voir autre chose. Il me fallait faire du neuf avec du vieux pour rester dans le haut niveau mais je ne le voulais pas. J’ai manqué d’ouverture d’esprit pour me renouveler.
Je faisais des études dans le marketing du sport. J’ai découvert de nouvelles personnes et je suis passé à autre chose. La transition a été très inconfortable, mais je me suis remis en question. J’ai rebondi et je suis content d’avoir fait autre chose. Je suis par exemple parti en Chine. C’est ce qui m’a permis d’être là où j’en suis aujourd’hui, donc aucun regret.
Les Secrets du Kayak : Qu’est-ce qui fait que tu t’es retrouvé entraîneur en Chine ?
Julien Billaut : J’ai arrêté ma carrière, ma femme travaillait, j’aimais étudier mais je voulais travailler. Il y a eu l’opportunité de travailler avec une équipe de province en Chine. J’avais laissé sur le site de la FIC mon CV. Cette équipe m’a contacté et il m’ont proposé de passer une grosse semaine pour voir pour m’embaucher.
J’ai tenté l’occasion et ça a marché. L’entretien d’embauche a duré dix jours où j’ai fait plein de choses. J’ai été testé, je me suis mis un challenge, je passais par une traductrice. J’ai adoré. Très excité et confiant, mais chamboulé par la culture et le reste.
Les Secrets du Kayak : Comment ça se passait pour entraîner pour la transmission ?
Julien Billaut : C’est différent là-bas mais tant que tu n’y vis pas, tu ne le comprends pas. Je suis arrivé avec mon expérience d’athlète et très peu d’expérience d’entraîneur. J’avais ma manière de faire ma théorie d’université. Tu mets des choses en place, tu cherches l’individualisation de l’entraînement pour l’athlète, d’être à leur écoute de leur parler. Mais ce n’est pas comme ça qu’ils marchent, ils marchent en groupe.
Les coach se sentaient mal, ils pensaient que je ne les prenais pas au sérieux. Ils attendaient juste qu’on leur dise quoi faire. Donc je le comprends et je mets en place une planification des mois d’entraînement sur l’eau et en musculation. La traductrice faisait son job et on faisait des réunions de travail avec les coach pour donner du sens à tout ça. C’était la politique du bâton, ils marchaient comme cela. Faire autrement ce n’était pas possible ça aurait demandé une énergie telle pour faire plier un système enraciné dans des milliers d’années de culture chinoise, que je n’aurais pas pu changer.
Quand tu les gères de cette façon, tu gagnes leur confiance. Et tu leur expliques ensuite pourquoi tu fais comme cela et pas autrement. Tu les éduques à l’entraînement. Je me suis régalé, j’étais responsable de ce que je faisais, je devais rendre des comptes.
Cette aventure a duré presque deux ans. Je devais aller avec eux jusqu’aux Jeux nationaux. Ensuite je suis allé en Australie. Je savais que le poste allait s’ouvrir. J’en ai discuté avec ma femme et j’ai postulé.
Les Secrets du Kayak : En Australie, tu avais carte blanche comme en Chine ?
Julien Billaut : Oui avec mon petit groupe et c’est toujours le cas. Je n'étais pas head-coach mais juste entraîneur d’un groupe d’athlètes. Il y avait un réel travail de groupe. Il y avait des contraintes d’eau que je n’avais pas en Chine. On paie l’eau donc tu ne l’as qu’une heure par jour. Il fallait beaucoup de logistique et d’administratif.
J’ai appris à travailler davantage en équipe en Australie. J’arrivais avec des gens avec qui je voulais travailler, apprendre une nouvelle culture, être entouré de légendes du kayak pour apprendre le métier. J’ai beaucoup observé, appris en discutant, je suis arrivé avec mes armes et mes optimismes. Et contrairement à la Chine, j’ai vite eu un développement professionnel avec l’institut du sport australien, j’ai pu construire un réseau d’entraîneurs à l’international et interagir avec des consultants externes en communication et en gestion de groupe .Avoir des retours neufs et constructifs.
J’ai pu démultiplier ce que j’ai appris en Chine en Australie par la force du réseau et des interactions.
Les Secrets du Kayak : En Chine, ça marchait beaucoup au bâton, en Australie ça fonctionnait comment ?
Julien Billaut : Le bâton ne marche pas sur le court terme. Il faut d’abord les habituer à la discipline. En Australie, ils ne connaissent le haut niveau qu’en entrant dans les équipes nationales vers 23-25 ans. Avant ça, ils sont juste de bons pagayeurs.
Normalement ils sont censés avoir la discipline de l’entraînement d’eux même. Ça a été dur, il a fallu le faire comprendre qu’il fallait venir à l’entraînement et être prêt mentalement et physiquement à l’entraînement. Je suis toujours à la recherche du bon équilibre en Australie, parce que ce sont des gens qui sont éduqués dans le « on vit bien ».
L’économie est positive, il n’y a pas eu de pression sur les familles, tu gagnes bien ta vie. La vie y est cool. Les enfants y sont éduqués sans challenge, tout leur est donné. Le gamin ne sait pas ce que c’est que de gagner sa place. Tout leur est du ! Il y a toute une éducation à mettre en place. En Europe, tu n’as pas besoin de faire ça. Les gens sont prêts.
De l’autre côté, tu as des athlètes qui sont très bons. Et ils sont flexibles et ont une capacité à systématiser la performance, ce qui manque en Europe. En France tout un système est mis en place autour de l’athlète et de l’équipe pour permettre à un athlète non talentueux au départ, de réussir quand même. Le but est de pousser l’athlète tous les jours chez nous, et ça marche plutôt bien.
En Australie, il n’y a pas assez d’athlètes pour se le permettre, il faut les pousser et les aider pour avoir du résultat. En France ils se cherchent un peu, il y a un manque de clarté dans les structures et les mécanismes quand tu arrives au haut niveau pour pouvoir continuer à supporter les athlètes et les pousser. Quand tu es en haut, c’est à toi de créer cette structure alors que ça serait le rôle de la fédération. C’est mon ressenti vu de loin puisque je ne suis pas dans le système.
Les Secrets du Kayak : Après neuf ans en Australie, tu ne te lasses pas, comment fais-tu ?
Julien Billaut : Oui, ça fait même trop longtemps que je suis là. Ce qui me motive c’est de trouver des choses nouvelles, je suis une boîte à idées, je suis très curieux, j’aime apprendre de pleins de domaines différents. Ça permet de connecter les idées et de les ramener ensemble au haut niveau.
Ça me donne une énergie et une envie incroyable de partager autour de moi. Maintenant ça fait quelques mois depuis les JO où je suis à plat, j’ai moins d’énergie, je continue à bien faire mon job, mais j’ai une période de transition où il me faut trouver quelque chose pour me remettre dedans.
Je ne suis pas dans l’attente d’une motivation, je suis dans la détermination à trouver la rigueur et la discipline pour être curieux. Quand tu bouges tu retrouves de l’énergie de trouver des idées. Quand tu écoutes des livres audio, tu vas trouver des infos infimes qui vont te donner du sens et tu trouves un lien dans ton métier d’entraîneur.
La motivation ne revient pas toute seule. L’énergie et la motivation ne tombent pas par magie, c’est du travail. Il faut laisser les choses se faire, il faut juste être conscient de ton état du moment pour être réceptif aux informations qui vont se présenter à toi.
Le podcast que j’avais lancé était venu par une envie de partager la richesse du kayak, ce sont des trésors d’expérience, et pour moi c’était un moteur de me donner de l’énergie, et une façon de me forcer à me poser des questions. Je devrais les reprendre.
Mais la réalité de la vie me rattrape, par le travail, la vie familiale, je n’ai pas été assez bon pour rester organisé. Pourtant ça crée un cercle vertueux, ça te permet de te connaître. Je pousse les gens à être curieux. C’est la première étape pour se découvrir et découvrir les choses. C’est ce qui fait avancer dans la vie.
Tu commences par les choses que tu aimes, pour ensuite les transposer parfois dans l’entraînement. L’athlète est comme un Bonzaï, si tu as donné les bonnes contraintes au bon moment, l’athlète fleuri, s’épanouit et devient bon. Mais tu fais face à la complexité de l’être humain par les émotions, le stress. Il te faudra être flexible et adaptable toi en tant qu’entraîneur, mais aussi de la part de l’athlète.
Il faut savoir être vulnérable et travailler sur ses peurs. Il faut dépasser ces choses là pour prendre les peurs pour des moteurs et plus tu commences tôt et mieux c’est.
De plus, il ne faut pas confondre système compliqué et système complexe, c’est différent. Tu dois savoir gérer les deux l’un après l’autre. En Australie, ce n’est pas simple. Par exemple, l’introspection individuelle n’est pas dans les mœurs. A chaque pays ses challenges.
Les Secrets du Kayak : Quand tu parles de consultants externes, hormis la psychologie tu fais référence à quoi ?
Julien Billaut : Tout ce qui est nutritionniste, préparateur mentaux, psy du sport etc... sont des gens qui sont admis par le système australien. J’ai voulu travailler sur l’équilibre avec des ostéopathes, kinés et des spécialistes dans la gestion des émotions etc. Mais ce sont des gens qui n’ont pas vraiment de titre et les athlètes ne comprennent pas la démarche.
J’ai aussi eu l’idée de travailler avec des gens dont le domaine est l’oculomotricité et les réflexes primaires. J’ai fait appel à des experts reconnus mondialement en Australie, j’ai essayé de faire rentrer ça mais il y a des barrières. Je suis force de propositions mais c’est à l’athlète de saisir l’opportunité.
L’athlète à haut niveau est responsable de sa performance. Si ça n’a pas de sens pour lui je laisse tomber. Je me suis déjà brûlé les ailes à trop proposer, s’il n’est pas réceptif, ça ne marche pas. Mon travail est d’être force de propositions pour dépasser les basiques. L’athlète lui, doit individualiser sa performance. Mais si tu n’es pas curieux tu n’avances pas.
J’avais aussi fais appel à un externe pour le travail de la respiration. Ça avait eu davantage de sens pour les athlètes. On avait travaillé avec un champion d’apnée. Ça a permis de travailler sur l’état mental pour la répercussion sur l’état physique.
Si tu fais appels à des choses qui ne te parlent pas, ça n’a pas de sens tu dilues ton énergie.
Vous pouvez retrouver Julien Billaut sur son compte instagram.