Interview : Olivier Berthou

Ceci est une retranscription écrite du podcast enregistré avec Olivier Berthou en mai 2022.

Les Secrets du Kayak - Comment vas-tu aujourd’hui ?

Olivier Berthou : Très bien merci, bonjour à toi.

Les Secrets du Kayak : Tu es un ancien champion, peux-tu nous rappeler ton premier souvenir de kayak ?

Olivier Berthou : C’était à Boulogne-Billancourt, le club était sous la forme d’une maison en bois installée sur trois péniches. Les hangars à bateaux étaient dans les péniches.

J’ai fait pas mal de natation jusque dix ans. Mes parents voulaient que je fasse du sport mais pas de la compétition, ils m’ont donc poussé à faire une autre activité, donc ça a été le kayak. J’ai commencé en 1979 à 14 ans.

Au début c’était de l’amusement, on essayait un peu de tout, il y avait une bonne ambiance. Il y avait un groupe de compétition, mais je n’en faisais pas partie.

Les Secrets du Kayak : Est-ce que tu as commencé de suite par la course en ligne, ou par une autre pratique de kayak ?

Olivier Berthou : Au départ tu commences sur des bateaux d’initiation, le club ne faisait que de la course en ligne. Donc le but était d’avoir un bateau de course en ligne, c’était l’objectif des jeunes de mon âge.

Les Secrets du Kayak : Qu’est-ce qui a fait que tu as rejoins le groupe de compétition ?

Olivier Berthou : Xavier Bregeon avait un an de moins que moi, il montait en bateau seul, et moi aussi. Au bout d’un moment on s’est rejoint de par et d’autre de la Seine. On a navigué ensemble en K2 et on a pu suivre les gens plus forts.

Mes parents m’ont laissé aller aux championnats de France en 1980. J’ai du faire dernier. Je n’étais pas doué pour rester dans le bateau. Je me baignais souvent.

Les Secrets du Kayak : Ça m’intéresse, comment as-tu résolu ces problèmes de stabilité ?

Olivier Berthou : C’est l’entraînement, plus tu en fais et plus tu es à l’aise. Ça ne me décourageait pas de tomber, le plus dur était de remonter. Quand il fait beau ça va. Je me suis baigné une fois en hiver en crue, mais je n’étais pas tout seul.

Les Secrets du Kayak : Qu’est-ce qui fait que tu as persévéré après les championnats minimes ?

Olivier Berthou : En 1980, Bernard Bregeon fait sa première médaille en championnat de France. Je le connaissais de vue, et je voulais faire comme lui. L’année d’après j’étais sur le podium. Je disais à mes parents que j’allais travailler le soir chez des copains. Je m’entraînais en réalité.

Les Secrets du Kayak : Comment se passe l’entraînement à ce moment là ?

Olivier Berthou : Bernard était le catalyseur, il nous entraînait pour performer. Du mardi au dimanche, on montait jusqu’à 5 fois par semaine. En période de vacances, on montait matin et après-midi. On ne faisait pas encore d’entraînement annexe.

Passer de dernier au podium c’était bien, mais j’ai eu de la chance, j’avais un ancien bagage de course à pieds, de natation, et j’étais assez grand. Et j’étais entouré de gens qui pagayaient bien et qui connaissaient l’activité.

Les Secrets du Kayak : A ce moment là en faisant podium, tu rentres en équipe de France ?

Olivier Berthou : Non, plutôt en junior, je faisais partie de l’équipe jeune. Je suis resté ultra motivé. On appréciait l’activité, on avait de la reconnaissance des dirigeants du club, ça faisait plaisir. Là je faisais partie du groupe. En 1982 je gagne tout.

Les Secrets du Kayak : Est-ce que tu avais une scolarité aménagée ?

Olivier Berthou : L’école n’était pas mon fort, j’étais en école privée, pas loin du club. Je performais dans le sport, j’ai eu un peu plus de liberté de la part de mes parents, je n’allais donc pas en cours de seconde langue. Ça me laissait plus de temps.

Les Secrets du Kayak : Dès le début de ton intégration dans l’équipe jeune tu fais des compétitions internationales ?

Olivier Berthou : En 1983 il y a les championnats du monde junior. Ils n’ont pas voulu présenter notre K2 avec Xavier Bregeon, on l’a fait en k1 et j’ai fait deux fois sixième.

J’étais un peu déçu, mais je n’avais pas la capacité de faire mieux. Mais j’avais accès à la finale, c’était un belle performance.

Les Secrets du Kayak : Tu t’es ensuite fixé des objectifs plus importants ?

Olivier Berthou : Dès que Bernard est allé à Los Angeles, j’ai eu envie de faire comme lui. En 1985, je suis allé aux championnats du Monde, mais dans ma génération j’étais le seul à avoir continué la pratique du kayak, les autres ont arrêté. Donc j’étais pris par les seniors qui avaient deux à trois ans de plus que moi.

Les Secrets du Kayak : En équipe jeune, il y a un encadrement par la fédération ?

Olivier Berthou : Oui, l’entraîneur c’était notre CTR Bernard Bouffinier. Il nous faisait des programmes qu’on a essayé d’ajuster plus ou moins. Comme je faisais du K1, ils n’étaient pas trop regardants.

Les Secrets du Kayak : A quoi ça ressemblait une semaine d’entraînement à l’époque ?

Olivier Berthou : Il y avait deux théories, soit tu commences par la vitesse, soit tu finis par la vitesse. En France on commençait par la vitesse, la puissance, l’aérobie et des fois du lactique. En Allemagne de l’Est ou en Russie, ils commencent par le moins rapide pour finir par le plus rapide.

L’aérobie tu faisais de la distance à 155 pulses. On n’avait aucune notion de la vitesse du coup de pagaie. On travaillait à la FC, à la ceinture cardio. On faisait un test en laboratoire à l’insep pour les prise de lactate.

Je m’entraînais quasiment deux fois par jour tous les jours.

Les Secrets du Kayak : Beaucoup de personnes de ta génération sont passées par le bataillon de Joinville. C’était le passage obligatoire de l’époque pour performer ?

Olivier Berthou : Ça nous permettait de ne penser qu’au kayak pendant un an. On avait fait des déplacements à l’étranger, notre entraîneur était un ancien capitaine de l’armée en retraite. On était reçu dans les casernes.

Les Secrets du Kayak : Comment c’était les championnats du monde militaire ?

Olivier Berthou : Je dois être l’un des seuls à l’avoir fait. On avait été reçu dans un endroit magnifique. On s’entraînait dans une eau saumâtre. C’était sympa.

En fin de compte, il n’y avait que deux nations, l’Italie et la France.

Le bataillon de Joinville m’a fait progresser mais aussi à faire davantage la fête. On n'est pas assez épaulé là-bas.

Les Secrets du Kayak : Après le bataillon tu reprends tes études en parallèle du kayak ?

Olivier Berthou : J’avais mon CAP électromécanique, mon père est allé voir directement la fédération pour me trouver du travail s’ils voulaient que je continue le kayak. Ça a pris 7 mois, je suis ensuite rentré à la mairie de Paris comme sportif de haut niveau.

J’étais totalement détaché, et rémunéré. J’étais un peu seul, j’étais encore jeune dans ma tête, pas assez mature.

Les Secrets du Kayak : Quand tu sors du bataillon de Joinville tu retrouves ensuite ton groupe d’entraînement à Boulogne ?

Olivier Berthou : Non, chacun a pris sa route, je me retrouve seul, livré à moi même. Vaires-sur-Marne n’existait pas encore. Je n’avais pas encore de voiture, je vivais chez mes parents. De temps en temps il y avait des regroupements le week-end, mais la semaine j’étais vraiment seul.

Les Secrets du Kayak : Est-ce que par la suite, dans ta carrière, il y a eu un moment où tu as été mieux encadré ?

Olivier Berthou : En fait, à un moment donné je ne progressais plus. J’ai rencontré ma femme, et ensuite j’ai déménagé au Perreux, proche de l’Insep, et c’est là que j’ai été mieux encadré.

En gros entre 1985 et 1986, j’étais tout seul. Je n’avais aucune obligation, et c’était simple de ne rien faire. Donc en arrivant à l’Insep on se retrouvait entre athlètes. On avait un programme cadré mais on était livré aussi à nous même.

A l’époque on était super encadré pour la mise à disposition du matériel, mais aucun encadrement pour le côté humain.

Les Secrets du Kayak : Est-ce qu’à partir du moment où tu es entré à l’Insep, tu as commencé à reprogresser ?

Olivier Berthou : Je stagnais, je me posais beaucoup de questions, je ne progressais plus aussi vite. J’en ai parlé à Jean-Paul César qui m’a fait un programme puisqu’il avait un BE3. Et la personne en charge à la recherche à l’Insep me faisait faire des tests pour calculer la vitesse de ma main quand je pagayais avec la force que je produisais quand je faisais du développé couché ou du tirage planche.

Ensuite on m’a dit il faut que tu travailles à tel poids, parce que c’est ce qu’il y a de plus proche de ton activité. Ça m’a permis de passer un cap.

Les Secrets du Kayak : Tu progresses assez pour penser aux JO ?

Olivier Berthou : Oui mais en 1991 il y a les championnats du monde en France et je ne suis pas sélectionné, j’ai pris une grande claque. J’étais trop limite, je prenais de l’âge, des jeunes sont arrivés comme François During, supérieurs à moi.

En 1988, il y a eu deux K4 de fait, un des deux K4 devait être choisi pour aller aux JO. Mais les bateaux étaient à égalité, difficile de choisir lequel irait aux Jeux. Donc ils nous on convoqué pour savoir si on était prêt à casser notre K4 pour en faire un tout autre. On a dit non, mais les autres on dit oui. On est resté à la maison.

Les Secrets du Kayak : Tu sais quand le pôle de Vaires a été créé ?

Olivier Berthou : Oui, c’est moi qui l’ai ouvert. C’était en 1990. J’étais un des premiers à avoir navigué dessus. On était sur les listes ministérielles, mais on n’était admis à aucun stage de l’équipe de France. Mon collègue part s’entraîner en Nouvelle-Zélande, et moi je reste tout seul.

J’avais rencontré un Russe qui m’avait donné son programme d’entraînement. C’était 5 entraînements - 1/2 journée de repos - 5 entraînements, sans compter la musculation. Et toujours quasiment les mêmes séances que tu faisais varier.

Le but du jeu c’était d’être régulier, c’est là où j’ai pris en compte la cadence du coup de pagaie. Les Russes sont des extraterrestres, mais c’est efficace.

Là je progresse vraiment, Bernard suit aussi cet entraînement en revenant de voyage. On va aux France et là on gagne tout ! Il fallait travailler pour performer.

Les Secrets du Kayak : Est-ce qu’en plus de ce volume d’entraînement tu faisais de la musculation ?

Olivier Berthou : En musculation je n’étais pas mauvais mais je ne progressais pas. Tu te poses pas de question, tu fais ce que tu peux mais tu le fais. Parfois c’était plus la technique qui me faisait soulever la barre que la force.

Les Secrets du Kayak : Tu performes avec Bernard, mais pourquoi ne pas avoir fait les JO de 1992 ?

Olivier Berthou : C’est là où on est en équipe olympique, mais on n'est pas invité au stage olympique. Pour des raisons que j’ignore. On était les mal-aimés, on dérangeait. Ils ne croyaient pas en nous.

On était bon mais sans plus à leurs yeux. Au moins on était sur les listes olympiques. Donc pendant ce temps où les autres étaient à l’étranger, moi je m’entraînais seul à Vaires-sur-Marne. C’est moi qui ai étrenné le bassin.

Les Secrets du Kayak : En 1992 au moment des sélections vous n’êtes pas passés ?

Olivier Berthou : En 1992, je me suis fait mon propre programme, j’étais à Temple-sur-Lot avec ma femme. Je rencontre un entraîneur de club allemand. J’ai demandé à m’entraîner avec eux, ils ont dit oui.

Les entraînements étaient complètement différents. Quatre entraînements d’une heure par jour, musculation et course à pieds compris. Et tous les deux jours tu fais un chrono. Pendant le stage ça a été, ils m’ont fait un programme pour aller aux sélections.

Il m’a expliqué que je n’étais pas assez fort en endurance musculaire. J’applique en rentrant ce qu’il me demande, deux jours ensuite j’ai cru que mes bras allaient exploser. Je ne pouvais plus les plier, je me suis forcer à pagayer, j’étais plus fort qu’avant. C’était dur mais efficace.

J’ai été efficace à chaque changement de méthode d’entraînement. Il n’y a que la méthode hongroise que je n’ai pas essayé.

Les Secrets du Kayak : Est-ce que c’est ce qui t’a manqué l’encadrement de la technique pour avoir une meilleure gestuelle ?

Olivier Berthou : Sûrement, après il y a des éducatifs.

Les Secrets du Kayak : Qu’est-ce qu’il se passe en 1992 pour toi ?

Olivier Berthou : Bernard ne savait pas s’il continuait. Il est parti deux mois. Et me rappelle pour me dire ok pour faire un K2 ensemble. Il rentre la veille des championnats de fond, on ne les fait pas ensemble, mais moi je les ai fait.

On refait le K2 on fait une course internationale en K2 mais il y avait Boccara/Boucherit et on les bat. On est content. On pensait aller en Hongrie. Mais on nous a refusé l’accès.

On continue à s’entraîner. Ensuite on fait Paris, on les bat à nouveau et aussi Lazac/Lancereau. On est content. La fédération ne nous parle pas, il restait une course avant les JO. Deux bateaux par pays. On n'a pas performé en 500m, en K2 1000 on se retrouve en finale avec Boccara/Boucherit, on fait quatrième et eux huitième mais c’est eux qui vont aux JO.

Les Secrets du Kayak : Le fait que les portes se ferment ça te pousse à prendre ta retraite ?

Olivier Berthou : C’est un peu compliqué, on essaie de remuer ciel et terre. On fait une procédure contre la fédération. Notre erreur est d’avoir fait une requête Berthou/Bregeon contre FFCK. On aurait du faire ACBB contre FFCK. On avait moins de poids. Entre le moment où tu fais la requête et où le tribunal statut, les JO étaient passés. On se retrouve à signer un protocole d’accord au comité olympique français pour rester dans l’équipe. Et comme par magie en une année je me suis tapé dix contrôles antidopage, alors qu’en quinze ans je n’en n’avais fait qu’un seul...

Les Secrets du Kayak : Comment ça se passe du coup en 1994 ?

Olivier Berthou : 1993-1994 le corps fatigue, j’ai eu des bons moments et des moins bons. J’ai duré jusqu’en 1996, où je me fait battre par Vincent Olla.

Les Secrets du Kayak : Est-ce que tu as eu le temps de rencontrer Kersten Neuman et de t’entraîner sous ses ordres ?

Olivier Berthou : Hervé Madoré a eu l’idée de le faire venir en voyant mes performances après avoir fréquenté les allemands. Le seul problème c’est que Kersten Neuman faisait des programmes d’entraînement pensant que les entraîneurs français avaient eu sa propre formation.

Du coup ça n’a pas eu autant de résultats que prévu. Entre ce qu’il souhaitait et ce qui était proposé, ce n’était pas ça.

Les Secrets du Kayak : Tout au long de ta carrière tu n’as pas eu l’encadrement qu’ont eu les jeunes de l’équipe de France. As-tu l’impression d’avoir fait ta carrière au mauvais moment ?

Olivier Berthou : Non, j’ai appris beaucoup de choses, après c’est comme ça. J’ai pu accomplir mon rêve, faire de belles choses. Ça fait toujours progresser.

Les Secrets du Kayak : Tu as connu l’évolution du matériel avec les nouveaux matériaux. Comment c’était de passer par ces différentes phases d’évolution technique ?

Olivier Berthou : Entre la pagaie plate et la Wing c’était compliqué et surprenant. La fédération a demandé de fabriquer des Wing en carbone. On ne maîtrisait pas la longueur idéale, ensuite les angles ont changé, et après Kersten est arrivé. En général nos pagaies sont à 70-75°.

Pour les bateaux, moi j’ai toujours navigué en bateau bois. Je n’ai pas connu les nouvelles formes de bateau.

Les Secrets du Kayak : Quant tu prends ta retraite en 1997 tu continues le kayak pour le plaisir ?

Olivier Berthou : En fait mon président de club ne voulait plus se représenter, donc avec les anciens on a reformé un bureau. Je devais être vice président et au dernier moment j’ai été propulsé président du club pour huit ans.

C’était intéressant mais compliqué. Beaucoup de réunions jusque tard la nuit, je me levais à six heures le lendemain, des fois c’était dur.

Je travaillais à cette époque à plein temps. J’ai aussi un peu entraîné, mais je faisais plus des programmes, je n’allais pas sur les bassins voir leur technique.

Les Secrets du Kayak : Après cette présidence, tu sors définitivement du monde du kayak ?

Olivier Berthou : Je regarde de loin ce qu’il s’y passe, je navigue très peu à peine trois fois par an. La logistique est compliquée à Paris. Même si on a une bonne équipe de vétérans.

Les Secrets du Kayak : Tes enfants font du kayak ?

Olivier Berthou : Non ils ont fait d’autres sports, mais pour la condition physique.

Les Secrets du Kayak : Si tu revenais en arrière et que tu devais changer quelque chose dans ta carrière, qu’est-ce que ça serait ?

Olivier Berthou : Il aurait fallu que je mange plus pour être plus fort en musculation. Je le vois avec le recul puisque j’ai continué la musculation. L’alimentation et la musculation en kayak ça peut changer énormément de choses.

Les Secrets du Kayak : Comment ça se passait l’alimentation pendant ta carrière ?

Olivier Berthou : A l’Insep il y avait une diététicienne et j’aimais bien faire à manger. Il n’y avait qu’en stage où tu mangeais ce qu’on te proposait. On n’avait pas de compléments alimentaires, on faisait attention.

Les Secrets du Kayak : Tu t’entraînais toute l’année ou bien tu faisais des coupures l’hiver ?

Olivier Berthou : J’essayais de monter toute l’année, j’avais été en sport étude à Besançon, je n’avais pas supporté la grosse coupure.

Les Secrets du Kayak : J’ai l’impression que tu n’as pas fait beaucoup de stages à l’étranger ?

Olivier Berthou : Quand j’étais plus jeune j’étais partis deux trois mois en Pologne en junior. Idem en 1991 mais pour 15 jours. Ensuite Hongrie, puis Mexico. Les stages entre athlètes c’était compliqué, ma femme travaillait, j’ai fait l’Afrique du Sud, Séville.

Ce que j’ai apprécié c’était les entraînements avec les Russes où les Allemands de l’Est. Leur façon de voir les choses était différente, c’était très réfléchis.

Les Secrets du Kayak : Des regrets pour ta carrière ?

Olivier Berthou : Le regret c’est de ne pas être allé aux JO. Mais le fait d’avoir écouté tes podcasts ça m’a fait comme une thérapie. Et je voulais t’en remercier. D’autant plus qu’on est des amis entre nous quand on est jeunes mais on ne se connaît pas vraiment en réalité. Grâce à ton travail, on apprend à connaître les personnes différemment.

Les Secrets du Kayak : Mon but est aussi d’essayer de découvrir qui se cache derrière les champions et de montrer qu’il y a davantage d’humanité qu’on ne le pense, et qu’on est pas si différents.

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