Interview : Stéphane Boulanger

Ceci est une retranscription écrite du podcast enregistré avec Stéphane Boulanger en février 2022.

Les Secrets du Kayak - Comment vas-tu aujourd’hui ?

Stéphane Boulanger : Écoute ça va, on est en stage au Grau-Du-Roi, la vie est belle.

Les Secrets du Kayak : Comment ça se passe pour toi ce stage au Grau-du-Roi ?

Stéphane Boulanger : Bien ! On s’est organisé un stage avec les jeunes du marathon principalement. On à Nicolas Parguel qui s’est joint à nous, pour nous suivre et nous coacher. C’est un stage annuel depuis trois ans. Auparavant, on allait au Portugal. Dès qu’on a élargi le collectif on est venu ici. Aujourd’hui, on est une dizaine.

Les Secrets du Kayak : Comment as-tu découvert le kayak ?

Stéphane Boulanger : A l’école primaire. Je suis originaire de Saint-Quentin en Picardie, il y avait des cycles proposés aux scolaires. J’ai eu envie de continuer la pratique.

Avant mon arrivée au club, c’était du kayak eau-vive descente, j’ai pu profiter de cette culture. Avec mes résultats, on s’est tourné vers la course en ligne. Ma génération on a porté haut le club, on était en N1. En cadet, j’étais aligné à côté de Babâk sur le 200m des championnats de France. De bons souvenirs.

Les Secrets du Kayak : Au début, tous tes entraînements étaient basés sur ceux de l’eau-vive et de la descente ?

Stéphane Boulanger : Oui principalement. C’était un étang long de 500m, avec des petits poteaux. On faisait des tours avec des slaloms. Et à côté de l’étang, il y a un canal de 7km, que du plat. Ça se prête à la course en ligne.

Ma première compétition, c’était un trophée jeune multi-disciplines. Le slalom c’était un peu compliqué pour moi, mais le reste ça allait.

Les Secrets du Kayak : Est-ce que tu faisais d’autres activités sportives en dehors du kayak à ce moment là ?

Stéphane Boulanger : Oui, j’avais fait du tir à l’arc, de l’aïkido aussi, mais ce n’était pas trop mon truc. C’était des pratiques que je faisais avec mon père.

Le kayak c’était le mercredi et samedi après-midi. J’ai vite progressé par rapport aux autres, au dessus il y avait la génération des plus vieux qui nous montrait l’exemple. Il y avait Laurent Saget, Stéphane Millet... c’était des modèles. Même si au final, ils avaient un bon niveau national sans plus.

En minime, je commençais à prendre leur vague.

Les Secrets du Kayak : A partir de quand tu t’es davantage concentré à la course en ligne, et penses-tu que tes débuts en course en ligne ont été aidés par ton passé de descente ?

Stéphane Boulanger : A partir de minime. Dans certaines conditions météo c’est sur que ça aide. En junior pour des sélections à Boulogne-sur-Mer c’était la tempête, ça m’a bien aidé.

Ensuite en cadet, j’ai fait la course en ligne et l’eau vive. J’avais tout gagné sauf le marathon. En descente, j’avais gagné le sprint et la classique.

Les Secrets du Kayak : Qu’est-ce qui a fait que tu as basculé plus en course en ligne qu’en descente ?

Stéphane Boulanger : C’est l’olympisme. Quand on est jeune, on rêve des JO même si plus tard ça ne s’est pas fait. Du coup en junior, je ne gagne pas tout. J’étais meilleur sur les longues distances dès le début.

Je faisais souvent des tours avec la section tourisme du club. L’été on naviguait dans la baie, encore des sorties longues. Ça a développé mes capacités aérobie. De plus, j’ai toujours aimé faire du vélo, tous les cross du coin quand j’étais gamin.

Au collège, le prof d’EPS c’était le président du club d’athlétisme de Saint-Quentin, il m’avait payé ma licence pour que je vienne faire les courses. J’avais gagné les championnats départementaux. Je courrais bien.

Ça s’est atténué en prenant de la masse dans le haut du corps.

Les Secrets du Kayak : A partir de quand as-tu commencé à faire de la musculation ?

Stéphane Boulanger : Du renforcement musculaire en minime, puis en cadet parque qu’il y avait les tests de musculation. On mesurait l’amplitude également.

En cadet 2, je ne passais pas les quotas en musculation mais j’aurais pu être sélectionné en équipe.

Je pense que si tu es assidu dans ta préparation, les quotas ne sont pas inaccessibles. Je ne suis pas dans les plus forts en musculation et je n’ai pas eu de problème par la suite pour les quotas pour accéder aux sélections et autres.

Les Secrets du Kayak : Quand tu es junior, est-ce que tu pars faire tes études en pôle espoir ?

Stéphane Boulanger : Non j’ai fait de la résistance assez longtemps, je voulais rester dans mon club. Avec le recul, je pense que j’y partirais plus rapidement, je pense que ça aurait pu m’aider. Je me suis trop entraîné tout seul, il n’y avait pas trop d’émulation. Beaucoup de jeunes ont arrêté de s’entraîner. Je suis parti au pôle espoir de Lille en Senior 1.

J’ai fait des études en STT option comptabilité. Je suis resté un an à Lille ensuite je suis parti à l’INSEP pour faire un BTS informatique de gestion par défaut.

Les Secrets du Kayak : Comment ça se passait pour s’entraîner sans aménagement scolaire ?

Stéphane Boulanger : Je m’entraînais au moins une fois par jour à Saint-Quentin. J’étais assez autonome pour m’organiser. Il y a toujours une ou deux personnes pour venir avec moi de temps en temps.

Ensuite je suis parti à Lille parce que c’était le plus près. Il y avait mon coéquipier de club qui était là bas. Il y avait un bon groupe. Tout ce que j’y ai appris me sert aujourd’hui. Le volume a augmenté d’un coup là bas.

Je faisais davantage de vitesse à cette époque là. Je ne faisais pas de marathon. Ça m’a aidé a avoir de la caisse, à être meilleur en musculation, les effets sont arrivés après.

L’année d’après à Vaires, je n’ai pas été sélectionné en vitesse, du coup j’ai fait le marathon. En K2, on fait quatrième en championnat du Monde. Je savais qu’on était bon, c’était la meilleure performance française à cette époque là en marathon.

Les Secrets du Kayak : Est-ce que ça te motive encore plus à faire des longues distances à ce moment là ou bien tu as encore ce rêve de l’olympisme ?

Stéphane Boulanger : Ca me conforte dans l’idée que j’aime davantage le marathon. Même si en minime, je le savais déjà.

Malgré tout je continue de m’entraîner pour la vitesse, c’est le système qui veut ça. C’est un peu la porte de secours le marathon à cette époque. Ça ne fait que depuis cinq ans qu’on joue dans le top niveau du marathon.

Les Secrets du Kayak : Pourquoi être parti à Vaires-sur-Marne ?

Stéphane Boulanger : J’avais déjà repéré le BTS. À Lille, il y avait le même mais je n’ai pas été pris. A Vaires, c’était la solution de simplicité. J’y suis resté six ans, c’était de bonnes années. J’ai été entraîné par Nicolas Parguel, François During, Michaël Fargier, quelques personnes.

A Vaires, j’ai bien progressé. En Senior 3, j’arrive à accéder aux équipes de France de moins de 23 ans. Dans les équipages, ça allait bien. On était souvent dans les finales.

Avec le recul dans la gestion des équipages aujourd’hui je dirais non à certains équipages, mais à l’époque on avait moins d’expérience, on nous dit “tu fais comme ça” et tu dis oui. Alors qu’aujourd’hui, je dirais que c’était nul les choix proposés.

Les Secrets du Kayak : Qu’est-ce qui détermine la place dans un équipage en K4 ?

Stéphane Boulanger : L’avant, c’est le mec qui a un bon touché d’eau, qui sait sentir ses équipiers derrière.

Les deux mecs qui sont à l’arrière sont la charnière de puissance du bateau, ils peuvent emmener de bonnes pagaies avec de l’amplitude dans l’eau.

Le mec en position 2 fait la transition entre les autres. Moi j’ai souvent été en deuxième place. Aujourd’hui, je suis à l’arrière. Mais en fait je n’ai pas de préférence.

Les Secrets du Kayak : A partir de quand ton rêve d’olympisme prend fin ?

Stéphane Boulanger : Je dirais en 2012. Déjà, j’étais spécialisé dans le K4. Au moment d’aller chercher le quotas, ça a merdé complet. En 2011 on vivait tous en colocation mais j’avais fini mon BTS, donc je décide de partir de la coloc et d’aller avec ma copine.

J’ai un peu fait un burn-out, je ne voulais plus m’entraîner. Je me suis entretenu par du vélo, de la course à pieds, du trail de longue distance.

En 2014, mon beau père nous lance dans l’ultra trail, j’augmente les distances pour faire la diagonale des fous vers la fin. Il fallait avoir cumulé un certain nombre de point pour y accéder. J’ai fait le 110 km dans le Verdon, ça s’est bien passé.

Les Secrets du Kayak : Qu’est-ce qui t’a ramené au bateau ?

Stéphane Boulanger : C’est quand le surfski s’est développé en France. J’ai tenté une petite saison de surfski en 2015, avec trois séances par semaine en bateau, un peu de musculation, de la course à pieds.

J’ai tenté de faire un marathon et aux sélections j’ai fait quatrième, j’ai été sélectionné en équipe marathon. J’avais toujours la caisse par les trails, et la technique de mes débuts. Un marathon, ça me paraissait court en fait.

Donc je repars pour faire des championnats, on fait quatre aux Europe en K2. On finit sur une cinquième place aux championnats du Monde. Par contre après le surfski c’était fini j’étais focus marathon, et je montais tous les jours. J’avais repris le rythme du haut niveau.

Les Secrets du Kayak : C’est quoi pour toi les différences de technique entre la technique de vitesse et la technique marathon ?

Stéphane Boulanger : On a de plus petites pagaies pour le marathon. Il faut éviter les manches souples, cela te fait perdre de l’énergie selon moi. On n’a pas assez de sensibilité et de recul sur un marathon pour savoir si c’est bénéfique ou pas.

Pour la technique, on économise le coup de pagaie, on verticalise un peu moins le mouvement. On a des cadences plus élevées, on tourne à 80 de cadence voir plus haut. Je ne tourne pas plus les bras que cela, je le fais un peu au feeling.

Les Secrets du Kayak : En terme d’entraînement qu’est-ce qui a changé le plus par rapport à tes entraînements de vitesse ?

Stéphane Boulanger : La longueur des séances. Faire 20km au moins deux fois par semaine devient courant. Mais je préfère faire 2h de vélo. Avec mon expérience, la technique est là.

Les Secrets du Kayak : Quels sont tes axes d’amélioration, de progression ?

Stéphane Boulanger : Ils ne sont pas spécifiques à la pratique, mais ce sont les à côtés tel que l’hygiène de vie, bien manger, s’étirer, faire de la préparation mentale. Mais moi je fais du sport pour mon plaisir, pas pour me faire chier à côté.

J’ai déjà mis en place des choses, les résultats s’en suivent. Mon poids de forme ne varient pas tant que ça. Comme j’ai fait du K2 avec Edwin et qu’il est diététicien, j’ai eu quelques astuces qui me font progresser.

Les Secrets du Kayak : Est-ce que lorsqu’on s’entraîne pour le marathon on fait des séances de frein, d’appuis… ?

Stéphane Boulanger : Oui, il faut être bon sur les accélérations, il faut être bon au frein, tactiquement également.

Les Secrets du Kayak : Est-ce que tu utilises les moniteurs d’entraînement comme les ceintures cardio, suivre la vitesse, le nombre de coups de pagaie…, est-ce qu’il y a des objectifs métriques à suivre en séance d’entraînement ?

Stéphane Boulanger : Oui je travaille au cardio. La cadence pas trop, je le fais à l’ancienne. Avec l’expérience, tu te connais. Je m’entraîne tout seul donc les outils je m’en sers.

Je m’en sers aussi en vélo, je me suis inscrit dans un club à côté de chez moi, c’est sympa de rouler en groupe, ça change. Je ne sais pas si je ferais des courses, les calendriers n’étant pas forcément compatibles.

Les Secrets du Kayak : Quand tu as fait ton arrêt, tu étais à Vaires, tu es où maintenant ?

Stéphane Boulanger : Je suis au sud de Lyon dans le Pilat Rhodanien, à côté de St-Pierre-de-Boeuf. Je m’entraîne soit sur le plan d’eau, soit sur le Rhône.

Les Secrets du Kayak : Quels sont tes objectifs aujourd’hui ?

Stéphane Boulanger : Mes résultats de l’année dernière sont énormes, depuis le temps que j’attendais des résultats aux mondiaux ! On en veut toujours plus. Le marathon c’est quand même prédominant sur les autres courses. Il n’y a pas encore eu de spécialisation en short-race, on peut encore faire les deux disciplines si on le veut. La préparation reste la même.

Les Secrets du Kayak : Comment ça se passe en terme d’encadrement pour le marathon. Nicolas Parguel est là ? Qui vous suit ?

Stéphane Boulanger : Depuis le premier janvier, on n’est plus discipline de haut niveau selon des critères subjectifs. Du coup, on est le 25 mars et on ne connaît toujours pas le budget alloué au marathon.

On imagine avoir un minimum de budget mais on n’en sait rien. C’est compliqué. Par exemple pour le stage on s’est démerdé entre athlètes pour trouver un logement, et on paie tout de notre poche. On a l’impression de se faire couler. Les gens aiment regarder le marathon. D’un point de vue médiatique, ça attire plus qu’une course de 1000m.

On avait l’espoir que notre discipline soit reconnue à la hauteur de nos investissements, mais du jour au lendemain on est relégué au placard, alors qu’on a des résultats. Tour le monde a l’impression que dans les bureaux c’est du vent.

On ne connaît pas notre avenir, si ça se trouve ça sera comme cela pendant quatre ans. Il n’y a pas d’égalité entre les disciplines, exemple avec les descendeurs. Il y a un sentiment d’injustice.

Les Secrets du Kayak : Pour le marathon il n’y a qu’un seul stage au Grau-du-Roi, il n’y en n’a pas d’autres ?

Stéphane Boulanger : C’est ça. L’année dernière avec le budget de haut niveau qu’on avait, on avait de quoi se payer le stage de deux semaines ici, et ensuite les échéances des Europe, des mondiaux. Sachant que le staff ne sont que des bénévoles. Là, maintenant qu’on n’est plus haut niveau...

Les Secrets du Kayak : Et vous en tant qu’athlètes, vous n’aviez rien en tant que sportifs de haut niveau ?

Stéphane Boulanger : Si, moi à l’époque quand j’étais salarié j’avais une CIP, j’étais détaché pour les stages et les compétitions. Je travaillais à 80 %.

Aujourd’hui ça a changé je suis auto-entrepreneur. On ne le fait pas pour les autres, si je suis là c’est parce que je prends du plaisir. Le jour où ça ne sera plus le cas, j’arrêterai.

Les Secrets du Kayak : Tu fais toujours un peu de surfski ?

Stéphane Boulanger : Oui de temps en temps, quand les conditions le permettent. Je ne suis pas un pro mais je me débrouille. J’aime mon bateau actuel, il tourne bien c’est un bateau facile.

Et en pagaie, j’ai essayé pleins de formes, même les braca 8. Ces dernières années je suis en Jantex, j’ai testé Bêta et Gamma. J’avais changé parce que je voulais une pagaie plus petite en surface pour le marathon afin d’attraper l’eau plus rapidement.

Les Secrets du Kayak : Aujourd’hui qu’est-ce que tu fais dans la vie à côté du kayak ?

Stéphane Boulanger : Ça va faire deux ans que j’ai repris une petite entreprise qui fabrique des modèles réduits de planeurs. C’est artisanal. Je suis auto-entrepreneur, je gère mon temps comme je le veux.

Bien évidemment si je ne m’entraînais pas je travaillerais davantage, et je gagnerais plus. Mais j’ai un bon équilibre.

Je vis en couple et j’ai deux enfants. Donc je gère avec tout ça.

J’arrive à tout concilier, ma copine connaît le haut niveau, elle était athlète dans le slalom, ses frères on fait les JO en slalom, donc c’est plus facile. Elle sait ce que c’est le haut niveau. J’ai de la chance.

Les Secrets du Kayak : Est-ce que tu fais toujours des courses de vitesse ?

Stéphane Boulanger : De moins en moins. L’année dernière, je l’ai fait pour les open pour multiplier les courses, pendant le covid elles se faisaient rares.

C’était pas mal en mono, je me suis fait plaisir, en K2 aussi. J’avais le niveau pour aller en finale mais pas pour la remporter.

Les Secrets du Kayak : Est-ce que tu es suivi en dehors de l’entraînement, comme par exemple par un kiné ou un ostéopathe ?

Stéphane Boulanger : Je ne suis pas vraiment suivi, mais si j’en ai besoin, j’en ai un près de chez moi.

Les Secrets du Kayak : Tu as déjà eu des blessures par la pratique du kayak ?

Stéphane Boulanger : Oui plusieurs aux épaules et souvent des tendinites. Elles ont disparu quand j’ai appris à me relâcher. Juste avant d’arrêter en 2011, je me suis cassé le poignet par une fracture articulaire. Très bêtement en glissant sur une passerelle.

Les Secrets du Kayak : Est-ce que tu sens qu’en vieillissant tu récupères moins bien ? Que tu as plus de mal à progresser ou bien que tu ne progresses plus du tout ?

Stéphane Boulanger : Je ne sais pas si c’est dans la tête ou physique, mais oui un peu.

Je n’ai pas vraiment de point de comparaison. Même en faisant des tests tous les ans, on a des repères avec les GPS, mais ce n’est pas super significatif. Les vitesses restent les mêmes. En revanche, les conditions ne sont jamais vraiment les mêmes.

Les Secrets du Kayak : Pourquoi prendre une pagaie plus grosse l’hiver ?

Stéphane Boulanger : Pour compenser le fait que je fais moins de musculation ou de FE. En règle générale, l’hiver je mange moins de légumes, mais je reste à un poids de forme entre 75-80kg.

Je veille à rester bien. La musculation ce n’est pas ce que je préfère, mais je me débrouille.

Les Secrets du Kayak : Est-ce que lorsqu’on fait du marathon on fait de la force max, ou plutôt de la force endurance ?

Stéphane Boulanger : J’essaye de faire un peu de force, ça aide pour la saison. Notamment pour le travail de la vitesse, ça permettait de mettre plus de dynamisme dans l’eau et d’explosivité pour mieux faire avancer le bateau.

Les Secrets du Kayak : Aujourd’hui, l’objectif c’est d’être champion du monde ?

Stéphane Boulanger : Oui, je n’y pense pas plus que ça tout le temps. Plus l’échéance approche, plus je me mets à rêver. Moi je fonctionne au plaisir. Le sport j’aime ça ! Être sur l’eau, trouver les solutions pour faire avancer ton bateau correctement avec une bonne efficience.

Les Secrets du Kayak : Est-ce qu’il y a des problèmes techniques que tu as rencontré au fur et à mesure des années ? Que tu as réussi à gommer ?

Stéphane Boulanger : Oui. Pus jeune j’avais soit disant la poisse, pour moi c’était le reflet de mauvaises décisions, je me précipitais trop. Avec le temps je me suis amélioré. Je faisais des erreurs d’inattention, j’étais fougueux.

Les Secrets du Kayak : Si tu pouvais remonter le temps et te donner un conseil, lequel serait-ce ?

Stéphane Boulanger : De moins se prendre la tête. En 2011, si je me suis arrêté c’est parce que j’étais trop focus pour faire de la vitesse, même si ce n’est pas ce que je préférais. Je me dirais de me faire plaisir. La vitesse pendant les courses, la confrontation indirecte, ne m’a jamais fait plaisir.

Se mettre des œillères pour avancer ce n’était pas mon truc.

Les Secrets du Kayak : Est-ce qu’il y a des athlètes ou des courses qui t’ont inspiré plus jeune  ?

Stéphane Boulanger : Oui, mais je n’ai jamais vraiment eu d’idoles. J’ai pris exemple sur d’autres pour travailler mon coup de pagaie. Je ne sais pas ce que ça donnait de l’extérieur mais j’essayais.

En tous les cas si j’avais un conseil à donner aux jeunes ça serait de se faire plaisir, de le faire pour soi, pas pour les autres. A n’importe quel niveau, ça ne reste que du sport.

Vous pouvez retrouver Stéphane Boulanger sur son compte Instagram.

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